mercredi
12
mai

La rééducation vestibulaire

On parle de syndrome vestibulaire lorsque le système vestibulaire est atteint. Cela se traduit notamment par des vertiges ou des sensations d’étourdissement, des troubles de l’équilibre ? de la marche, des nausées voire des vomissements.

Organe sensoriel périphérique, le système vestibulaire est associé à plusieurs éléments qui contribuent chacun à l’équilibre : la vue, le système somesthésique. Chacun à son niveau envoie des informations au système nerveux central, qui se charge ensuite de faire une synthèse et d’adopter la meilleure stratégie. Et lorsqu’un trouble survient par un dysfonctionnement périphérique ou central, la fonction d’équilibration est menacée.

Rééducation vestibulaire, qu’est-ce que c’est ?

C’est une rééducation multi-sensorielle, ayant pour finalité un rétablissement de l’équilibre et une suppression des vertiges. On fait alors appel à un ORL ou à un kinésithérapeute spécifiquement formé à ce type de rééducation. Ce dernier effectuera un bilan préalable afin de déterminer l’origine du dérèglement.

 

Comment soigner le syndrome vestibulaire ?

Les principaux symptômes

  • Le vertige

Premier motif de consultation, c’est une sensation subjective de déplacement. Le plus souvent, la sensation de mouvement est rotatoire. Le vertige traduit fréquemment un dysfonctionnement du système vestibulaire.

  • L’instabilité, les troubles de l’équilibre

C’est une pathologie de la fonction d’équilibration. Le patient ressent une gêne à maintenir une posture, se mouvoir, s’orienter. Il s’agit principalement d’un dysfonctionnement ou d’un conflit entre les différentes entrées neuro-sensorielles.

  • Des troubles de l’audition

Ils sont parfois retrouvés dans certaines pathologies. C’est une altération de l’audition, associée ou non à des acouphènes.

 

Signe clinique majeur : Le nystagmus

Il s’agit d’un mouvement involontaire, rythmique et saccadé de l’œil, associé aux mouvements de la tête. En pathologie, le nystagmus apparait de manière spontanée, provoquée ou positionnelle.

 

Les principales pathologies

  • La névrite vestibulaire

Aussi appelée neuronite, cette pathologie correspond à l’inflammation d’origine virale ou vasculaire du nerf vestibulaire. Le patient constate l’apparition soudaine d’un vertige rotatoire de forme prolongée et intense, souvent accompagnée de nausées et vomissements. C’est un trouble qui inquiète fortement le malade du fait de son intensité.

  • L’hydrops (maladie de Ménière)

Elle se caractérise par l’augmentation de la pression ou du volume de l’endolymphe au sein de l’oreille interne. Cette augmentation provoque des crises vertigineuses intenses associées à des troubles de l’audition.

  • Le vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB)

Bien qu’inoffensif, c’est un vrai vertige rotatoire qui se manifeste lors d’un changement de position de la tête. Il dure de trente secondes à une minute et ce à chaque changement de position. Il peut être accompagné de nausées ou de vomissements. Ce sont les otolithes qui, en se déplaçant dans un ou plusieurs canaux semi-circulaires, provoquent ce dérèglement.

 

Comment se déroule une séance de kiné vestibulaire ?

Une séance varie en moyenne entre 15 et 30 minutes et peut s’étendre de 4 à 10 semaines. La durée dépend surtout de la pathologie, du stade de la rééducation et du ressenti du patient. En pratique, hormis les manœuvres libératoires dans le cadre d’un VPPB, le kinésithérapeute est amené à utiliser du matériel tel que la vidéonystagmoscopie, le fauteuil rotatoire ou des plateformes de posturographie statiques et dynamiques…

 

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Dernière mise à jour le 19/05/2021

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